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Lecture-performance

panahón #10

panahón #10 (lecture-performance) – île de Tacling, Linapacan, Philippines – 10.06.22

Hannah Brun


Les lectures-performances d’Hannah Brun, formellement héritées de l’art conceptuel, de la performance occidentale, et de certaines pratiques d’ethnopoétique d’Asie du Sud-Est, sont le mode de diffusion de ses travaux sur la dynamique du sens et sur la culture et les langues d’Asie du Sud-Est. Il n’existe aucune reproduction ni de ses textes, ni de ses performances.

Pour assister aux lectures-performances, contacter directement Hannah Brun.


hannahbrun.email@gmail.com



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Table ronde

Rencontre des acteurs des arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine 2021

RETOURS D’EXPÉRIENCES DES LAURÉATS DE L’APPEL À PROJETS COOPÉRATION, CRÉATION ET TERRITOIRES 2018-2020 (table ronde) – ASTRE – 17.11.21, 10h

Florian Houssais


Journées organisées par le réseau ASTRE. Florian Houssais y présentera le projet Lettre à un jeune historien.

Plus d’informations sur le site du réseau ASTRE.




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Séminaire

Lettre à un jeune historien (séminaire)

Séminaires – 09.11.21 et 07.12.21

Florian Houssais


description à venir




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Documentaire

L’investissement dans les capitalismes. Une philosophie de l’économie

L’investissement dans les capitalismes. Une philosophie de l’économie (documentaire) – mai 2021 – 24’30

contenu scientifique : Bastien Massé / réalisation : Florian Houssais


L’investissement comme concept

Cette vidéo est en quelque sorte une version oralisée et filmique du texte éponyme écrit par Bastien Massé. Pendant une vingtaine de minutes, le philosophe résume son texte dans un montage qui mêle le moment de l’énonciation (Bastien Massé en train de parler), des plans de la ville de Richelieu et divers tableaux et objets de la période du mercantilisme (issues des collections du Louvre), qui mettent en scène des non-humains. La ville de Richelieu, construite sous les ordres du cardinal de Richelieu, étant un témoignage important du mercantilisme français ; tandis que les non-humains occupent une place centrale dans la pensée de l’investissement développée par Bastien Massé.

Ce travaille documentaire s’inscrit dans une réflexion plus large, autour de l’exposition de l’activité de création et de la forme des savoirs, initié dans le cadre du centre d’art le Passager. Travail philosophique au format vidéo, il cohabite dans cet imaginaire de l’essai cinématographique.

Après avoir mis l’accent, dans “De la tête à l’épaule”, sur la réflexivité par le discours et le commentaire produit a posteriori ; nous nous sommes concentrés ici sur la forme du discours philosophique et son passage d’un univers essentiellement textuel et/ou oral, à une forme cinématographique.


POUR EN SAVOIR PLUS

Le texte de Bastien Massé (qui a servi de base à ce documentaire) sera bientôt disponible en ligne et édité dans la revue du passager (courant 2022).



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Exposition

Les écotones, le musée des petits oiseaux

Les écotones, le musée des petits oiseaux (exposition) – Rurart, Rouillé – du 26 mai au 04 juillet 2021

commissariat le collège des oiseaux, Florian Houssais et Hannah Brun


Artistes, chercheurs et projets présentés :
Antoni Abad, Frédérique Aït-Touati, Jean Amado, Jean-Luc André, Benjamin Arnault, Maxime Aumon, Aurélien Bambagioni, Louis Bec, Victor Burgin, Cairn, Marion Delarue, Marc Deneyer, Programme EMA, ENDA, Gallica, Paul-Armand Gette, Gérard Hauray, Florian Houssais et Camille Riverti, Manuel Houssais, Monique Hervo, Bastien Massé, Hugues Micol, Xavier Lambours, Rainier Lericolais, Olats, Ubuweb, Paul Valéry, Marc Vaux


avec le soutien et la participation du ministère de l’agriculture et de l’alimentation, de la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, de la région Nouvelle-Aquitaine, de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, du département de la Vienne, de Grand Poitiers, de la commune de Rouillé, du réseau ASTRE, du passager, de la RMN, de la Contemporaine, du FRAC Poitou-Charentes, du FRAC-artothèque Nouvelle-Aquitaine et du FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA.


Les textes, vidéos, sites internet exposés et des photos de l’exposition seront bientôt archivés et disponibles à la consultation.


Le centre d’art comme lieu de travail ou comme lieu de contemplation ?

Les écotones, le musée des petits oiseaux est une exposition collective proposée par Florian Houssais, accompagné de son équipe (Hannah Brun et le Collège des oiseaux). Cette exposition est ce qu’on appelle une exposition d’artiste, c’est-à-dire une exposition où un artiste prend la place de commissaire d’exposition ou de conservateur de musée pour interroger les façons d’exposer. Le travail de Florian Houssais et son équipe, qui prend ses sources dans la critique institutionnelle de l’art, est en creux une critique de l’exposition, sous forme de proposition muséographique.

Habituellement, les expositions collectives sont construites et présentées autour d’un thème central, qui constitue le fil conducteur permettant de « relier » les œuvres entre elles. Elles sont également construites selon un certain nombre de conventions muséographiques et discursives.

Pour Les écotones, les commissaires ont voulu remettre en question ces conventions d’exposition, en expérimentant d’autres manières de sélectionner et de montrer les œuvres et autres artefacts, en proposant un autre usage du centre d’art, en montrant des choses qui ne sont pas souvent montrées et en l’expliquant dans un discours sous certains abords inhabituel. La « structure » de l’exposition (la muséographie) est donc autant le sujet de l’exposition que son « contenu » (la sélection). On peut dire que, dans sa conception et son fonctionnement, Les écotones est en quelque sorte un prototype d’exposition.

Les écotones, le musée des petits oiseaux, est une exposition qui peut dérouter, d’abord parce qu’elle n’a pas de thème central qui viendrait relier les œuvres entres elles. On pourrait dire qu’elle est athématique. On verra apparaître des motifs récurrents, mais rien qui puisse constituer un fil conducteur ou une porte d’entrée sur l’exposition. Pour Florian Houssais et son équipe, construire une exposition autour d’un thème est avant tout une manière de classer (de manière souvent simpliste) et de légitimer la sélection d’œuvres.

De cette exposition, on peut retenir quatre aspects majeurs liés aux choix muséographiques et à la sélection :

La mise en place d’une salle d’étude, où il est possible d’accéder à une sélection de pièces et de documents un à un, pour une expérience des œuvres plus intimiste et soutenue, un peu comme dans une bibliothèque.

La mise en place d’un mur de ré-accrochage, où les usagers peuvent, au cours de séance de travail, individuelle ou collective, proposer et mettre en place un nouvel accrochage.

La sélection, où on trouvera des objets et des phénomènes qui ne sont pas forcément artistiques, des auteurs qui ne sont pas toujours des artistes, des pratiques artistiques qui s’inscrivent dans plusieurs mondes de l’art, et des phénomènes scientifiques.

Au sein de la sélection, un focus est fait sur le travail de Louis Bec, artiste, poète et théoricien méconnu du grand public, qui a travaillé toute sa vie à développer une épistémologie fabulatoire, au sein de l’Institut Scientifique de Recherche Paranaturaliste qu’il dirigeait.

Pour résumer, Les écotones, le musée des petits oiseaux est une exposition qui interrogent les conventions muséographiques : des principes d’accrochage, à la manière de sélectionner les œuvres, en passant par les raisons pour lesquelles les visiteurs vont voir une exposition.


POUR EN SAVOIR PLUS

à venir



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Terrain

Lettre à un jeune historien (terrain)

Terrain ethnographique, production de données – 01.21 / 03.21

Camille Riverti et Florian Houssais


description du terrain à venir


Le projet Lettre à un jeune historien :

Pendant trois mois (de janvier à mars 2021), Florian Houssais et Camille Riverti ont suivi l’artiste Gérard Hauray, arpenter l’ex-région Poitou-Charentes à la rencontre des élèves des lycées agricoles. Son voyage, qui s’inscrit dans un projet pédagogique, a pris la forme d’une exposition itinérante. Notre travail pour ce projet est d’interroger la manière dont on documente le travail d’un artiste et plus largement, l’activité de création. De quoi ont besoin historiens et anthropologues pour produire du savoir sur l’art ? Quelle est la matière nécessaire pour rendre lisible et visible les phénomènes de création ? Ainsi en tant qu’artistes et chercheurs, on se situe dans une approche à la fois ethnographique, historique et critique.


Partenaire du projet : le cdla (St Yrieix) / la Fanzinothèque (Poitiers) / l’ENSBA Limoges / le réseau des enseignants d’ESC ex-région Poitou-Charentes / Rurart


Projet réalisé avec le soutien du réseau Astre, de la région Nouvelle-Aquitaine et de la DRAC Nouvelle-Aquitaine



terrain Lettre à un jeune historien - Camille Rivert et Florian Houssais - Le passager

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Lecture-performance

panahón #9

panahón #9 (lecture-performance) – Bayan ng Dumaran, Palawan, Philippines – 16.02.21

Hannah Brun


Les lectures-performances d’Hannah Brun, formellement héritées de l’art conceptuel, de la performance occidentale, et de certaines pratiques d’ethnopoétique d’Asie du Sud-Est, sont le mode de diffusion de ses travaux sur la dynamique du sens et sur la culture et les langues d’Asie du Sud-Est. Il n’existe aucune reproduction ni de ses textes, ni de ses performances.

Pour assister aux lectures-performances, contacter directement Hannah Brun.


hannahbrun.email@gmail.com



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Documentaire

De la tête à l’épaule

De la tête à l’épaule (documentaire) – déc. 2019 – 27′

réalisation Arione Leystere & Florian Houssais


Collecter, classer, agencer

L’objet de ce film est d’écouter Marion nous raconter a posteriori et par l’exemple, la fabrication des pièces d’une de ses séries, les Parrot devotees. Les Parrot devotees, qui sont des broches d’épaule, sont faites des plumes naturelles des oiseaux de la basse-cour : dindes, perdrix, pigeons, faisans, canards, poulets, oies, pintades et cailles. Le sertissage est fait d’argent et de fils d’acier, la coque est en pulpe de papier de riz. Marion récupère elle-même les têtes d’oiseaux auprès de fermiers et de chasseurs pour ensuite tanner le cuir, et récupérer, classer et préparer les plumes, qu’elle colle une à une sur le support qu’elle a également préparé.

Le film a été tourné en deux temps. Dans la première séquence, en novembre 2018, Marion, assise à sa table de travail, décrit le processus de fabrication de ses pièces. Dans la seconde, quasiment un an plus tard, après avoir vu la première séquence, elle précise des informations contextuelles.
La pièce dont elle nous parle dans la première séquence, est à l’époque, sa dernière série.

Ce travaille documentaire s’inscrit dans une réflexion plus large autour de l’exposition de l’activité de création, initié dans le cadre du centre d’art le Passager. Sans être à proprement parler un travail anthropologique ou sociologique, il cohabite malgré tout dans cet imaginaire, plus précisément dans la lignée de l’anthropologie visuelle.

Là où, dans des films ultérieurs, nous avons mis l’accent sur l’observation du déroulement de l’activité en lui-même, il s’agissait ici, de mettre en avant la réflexivité par le discours et le commentaire produit a posteriori.


POUR EN SAVOIR PLUS

Au cours de l’entretien, Marion fait référence à la plumasserie aztèque, inca et chinoise et notamment à trois livres :
– Sur le cloisonné incrusté de plumes de martins-pêcheurs, le livre de Beverley Jackson : Kingfisher Blue: Treasures of an Ancient Chinese Art, 2001.
– Sur la micro-plumasserie aztèque : Images Take Flight: Feather Art in Mexico and Europe 1400-1700, 2014, de Gerhard Wolf et Alessandra Russo
– Sur la plumasserie inca : Peruvian Featherworks – Art of the Precolumbian Era, 2012, de Heidi King, Mercedes Delgado, Mary Frame, Christine Giuntini, Johan Reinhard, Pollard Rowe, Ann, Santiago Uceda



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Séminaire

Quelques éléments pour une pratique artistique indifférenciée / Séminaire du 17.11.18 (A)

Séminaire du 17 nov. 2018 (1ère partie), rue des Grands champs à Paris.
Exposé de Florian Houssais

Quelques éléments pour une pratique artistique indifférenciée

Florian Houssais revient sur la pratique des dîners et des séjours qu’il mène avec Manuel Houssais (et qu’ils ont initiée avec Freddy Guedot) depuis une dizaine d’années. Ce retour sur cet aspect de leur pratique vient alimenter un questionnement plus large sur l’héritage des pratiques conceptuelles des années 60 dans les pratiques contemporaines.


DÉTAIL DE LA SÉANCE
(Télécharger le pdf)

Le point de départ de cette séance sera le suivant : les pratiques dites informelles, indifférenciées, indiscernables, sans œuvre, etc, se sont constituées dans le courant du XXe siècle en partie contre l’objet d’art, dans un imaginaire de l’antiforme qui privilégie l’attitude, le geste. Une fois passée la dimension exploratoire et l’attrait de la nouveauté de ces propositions / œuvres / pratiques, que faisons-nous de cet héritage ? Comment reprenons-nous aujourd’hui à notre compte, ces questionnements ?

A/ On retiendra de ces pratiques :
– L’idée qu’un artiste puisse ne pas fabriquer d’objet d’art.
– L’idée qu’un artiste puisse avoir une pratique discrète, silencieuse, inframince pour reprendre une expression consacrée.
– L’idée qu’on puisse consacrer son attention sur des attitudes et des gestes, bref, sur des actions, des situations, sur le cours des choses.

B/ On ne retiendra pas de ces pratiques :
– L’idée que l’œuvre se réduise à un artefact.
– Le rapport (faussement) frontal avec les autres acteurs du champ de l’art et de la création.
– L’idée qu’un artiste sans œuvre, ou qu’une pratique immatérielle, soit réellement possible.
– L’idée que postuler « c’est de l’art » suffise à faire une œuvre.

C/ On proposera :
– D’imaginer l’art avec comme point de pivot l’activité de création, plutôt que l’œuvre d’art, sans pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain. On peut centrer le dispositif autour de l’activité de création, sans pour autant dénier et donc évacuer la question des objets et artefacts présents, produits, montrés et de leurs valeurs.
– De reconnaître, d’accepter et de développer l’idée que les lieux qui montrent l’art sont, au sens fort du terme, des lieux de production, dont les auteurs ne sont pas seulement et nécessairement les artistes (exemple : montrer des performances dont la documentation a été commandée ou produite par le musée ou par un acteur autre que l’artiste réalisant la performance. cf le cas du documentaire, cf le cas des écrits sur un artiste ou son activité, cf le cas d’une visite guidée)
– De fait, d’imaginer des modes de sortie, autrement dit des expositions, où sont assumées un dialogisme, une polyphonie, au sens fort du terme.
– Comme il y a une technique (la négligence en est aussi une) de la peinture ou de la photographie, il y a aussi une technique des pratiques informelles, qu’elle soit explicite ou non aux yeux des artistes.

Ensuite on prendra comme exemple ce workshop dans la montagne, ce séminaire et nos pratiques des séjours et des dîners et on les discutera au regard des propositions énoncées ci-dessus.


REFERENCES & CORRELATS

Partouche Marc, La lignée oubliée: bohèmes, avant-gardes et art contemporain, de 1830 à nos jours, Hermann, 2016.
Schaeffer Jean-Marie, L’art de l’âge moderne. L’esthétique et la philosophie de l’art du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Gallimard, 1992
Schaeffer Jean-Marie, Les Célibataires de l’Art. Pour une esthétique sans mythes, Paris, Gallimard, 1996.
Goffman Erving (dir), La Mise en scène de la vie quotidienne, t. 1 La Présentation de soi, Éditions de Minuit, coll. « Le Sens Commun », 1973
Chevalier Catherine & Fohr Andreas (dir), Une anthologie de la revue Texte zur Kunst de 1990 à 1998, paru en mars 2011 édition française, Les presses du réel
Formis Barbara, Esthétique de la vie ordinaire, 2010 – PUF
Glicenstein Jérôme, L’art : une histoire d’expositions, 2009, PUF
Poinsot Jean-Marc, Quand l’œuvre a lieu : l’art exposé et ses récits autorisés, Genève : Musée d’art moderne et contemporain ; Villeurbanne : Institut d’art contemporain, 1999
Bovier François & Margel Serge, Happenings & Events – Tulane Drama Review – vol. 10, nº 2, Hiver 1965, paru en novembre 2017 édition française, Les presses du réel
Sheringham Michael, Traversées du quotidien. Des surréalistes aux postmodernes, 2013, PUF

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Séminaire

Introduction à l’anthropologie du proche (Langage et création artistique) / Séminaire du 17.11.18 (B)

Séminaire du passager du 17 nov. 2018 – 2ème partie
Exposé de Manuel Houssais

Introduction à l’anthropologie du proche (À partir de l’exemple du rapport entre le langage et la création)

Manuel Houssais nous introduit à l’anthropologie du proche, à partir de l’exemple de son terrain ethnographique dans les écoles des Beaux-arts en France, où il y étudie le langage comme institution. Sa problématique étant la suivante : à quoi sert le langage, quelle est son implication dans la création artistique ?

Il explique en particulier une des méthodes vidéo-ethnographiques qu’il utilise, à savoir l’analyse de conversation, de la filiation de cet outil jusqu’à son utilisation pratique.


REFERENCES & CORRELATS :

Garfinkel Harold, Recherches en ethnométhodologie, Introduction par Michel Barthélémy et Louis Quéré, Paris, PUF, 2007
Molinié Georges, Sémiostylistique. L’Effet de l’art, PUF, 1998.